Écologie des relations humaines

L’écologie “des relations humaines” passe par l’établissement  d’une communication “sincère” et “naturelle”  entre les êtres humains et ceci par-delà toutes les “connaissances spécialisées”.  Or, les partisans de l’« écologie humaine » constatent que la « situation actuelle des connaissances  et des formations» nous sépare les uns des autres à des “niveaux  qui sont essentiels dans  la vie humaine“. Par conséquent, cette rubrique s’adresse aussi,comme la rubrique précédente, à «tout le monde»(toute personne « motivée »  qui  « peut exprimer sa motivation  sincèrement »). L’ écologie “humaine” est différente de l’écologie physique( environnement physique). La nature  est certes  vivante et essentielle pour l’homme  Mais « l’homme dit V.Hugo est(aussi) l’être vivant essentiel pour  l’homme ». Une « écologie humaine » concerne par définition tout le monde, car elle consiste dans  l’amélioration des «relations entre tous les hommes(par-delà leurs formations professionnelles et  les spécialisations ) » .
Nous ne sommes pas à la recherche de clientèle ! Cette attitude de “désintéressement matériel” n’est certes pas courante ! Elle rejoint précisément les grandes écoles de sagesses et la philosophie à la fois  humaniste et écologique des auteurs modernes tel que Pierre Rabhi (dont nous approuvons toutes les idées) et vise à” partager la connaissance“, dans une approche d’« écologie de l’esprit », avec des personnes qui ressentent sincèrement  le bien-fondé de ces démarches( Certains critères pédagogiques de ces démarches  sont décrits plus loin dans cette rubrique). Par conséquent, dans cette optique «d’écologie humaine», il nous faut rendre  ce qui est « l’essentiel » , intelligible à « tout le monde ».  par des échanges vivants entre personnes sincèrement motivées .  De nombreux témoignages montrent que ces échanges ont pu transformer des vies …
  Consensus entre philosophes, écologistes, hommes politiques, psychothérapeutes…
   De tout temps, les liens entre les humains ont été considérés comme vitaux pour la santé, l’équilibre et le bonheur des êtres humains. Il est possible de constater à ce sujet une communauté de point de vue entre philosophes humanistes, écologisites, hommes politiques,psychothérapeutes :  Aristote a consacré son écrit « Philia » à l’amitié. Il définit la politique aussi « comme l’art de créer la fraternité entre les hommes ». Ce que Edgar Morin considère également comme la condition incontournable à réaliser afin de pouvoir espérer un avenir humain. L’idéal républicain aussi, avait posé la « fraternité » comme un des trois fondements de la société humaine à construire….La destruction des liens sociaux explique l’accroissement irrémédiable des détresses humaines. Cette situation est soulignée par de nombreux auteurs modernes, tel que Edgar Morin qui considère que la solution pour assurer l’équilibre individuel et social  passe par la nécessité de tout faire pour développer des “rapports matériellement désintéressés” entre les citoyens . Ainsi,l’ancien premier ministre Michel Rocard, constate que la destruction de ces liens proprement humains nous a amené à une “dépression collective” [voici quelques extraits de son texte à ce sujet, paru dans le Nouvel Observateur du 10 Novembre 1994 :«(…) Cinq exigences à mes yeux conditionnent l’avenir de la France et bien au delà d’elle, celui de l’Europe et du Monde (…)Le travail qui vise simplement des rapports entre des personnes n’est pas jugé noble. or, c’est celui ci seulement, qui, sous des formes très diverses sera de plus en plus requis dans l’avenir (…).Keynes sentait tout cela, qui écrivait dès 1930 que,sans une mutation culturelle fondamentale, les sociétés d’abondance, saturées de biens matériels(…)sombreraient dans une «dépression nerveuse collective». nous y sommes ! Même Adam Smith concluant son traité sur la richesse des nations (1776) évoquait le problème du lien social au-delà de l’économie !].
Or, nombre d’auteurs montrent comment formations et enseignements créent la confusion, la schizophrénie culturelle et génèrent les bases psychologiques de la détresse individuelle. Ainsi le savant humaniste qu’est Edgar Morin  met en cause les formations et enseignements qui loin de nous apporter les moyens  de nousrapprocher,nous éloignent les uns des autres.  Il écrit ,dans son livre « Pour sortir du 20ème siècle »  (pages 78,85,86,87) : « Nous sommes, non aux portes de l’âge d’or, mais au cœur de l’âge de fer planétaire, non dans l’ère des lumières mais dans la préhistoire de l’esprit humain (…) Notre mode de penser nous aveugle plus qu’il nous éclaire », en mutilant, fragmentant, dissociant le réel(…).Nous sommes dans le nécessaire désenchantement(…) . Mais le monde désenchanté n’est pas le monde plat et prosaïque des intérêts égoïstes (…) Nous pouvons et devons investir nos forces d’amour (…). C’est de la détresse informationnelle (…) de l’incertitude cognitive (…) qu’il nous faut repartir .Il nous faut commencer par découvrir que l’idée est malade, que la pensée est malade, que le réel est malade (..) la réponse (…) ne pouvait être seulement dans l’accroissement de notre information mais nous renvoyait aux structures de notre connaissance ». Il déclare ailleurs : « Notre Humanité a un besoin de foi, d’aventure, d’exaltation. Notre société n’apporte rien de cela, que nous trouvons seulement dans nos vies privées, dans nos amours, fraternités, communions temporaires. Un idéal de consommation, de supermarchés, de gains, de productivité, de PIB ne peut satisfaire les aspirations les plus profondes de l’être humain qui sont de se réaliser comme personne au sein d’une communauté solidaire(…) On peut révéler ce que chacun porte en lui-même, mais occulté par la superficialité de notre civilisation présente (…) On peut avoir foi en l’amour et en la fraternité, qui sont nos besoins profonds»[ Edgar Morin :« Éduquer à la paix pour résister à l’esprit de guerre » (article disponible sur Internet)].
Il en est de même du célèbre psychothérapeute humaniste américain le Pr. Carl Rogers qui propose une transformation de l’enseignement, de l’éducation,des relations et de la psychothérapie (qui chez cet auteur est basée sur des principes humains d’une grande “simplicité” et la “sincérité“). Ses travaux ont inspiré toutes les grandes écoles modernes de psychothérapie et de pédagogie. C.Rogers souligne que la psychothérapie n’est rien d’autre que la relation entre deux personnes. Il montre comment la communication entre ces deux personnes doit passer avant tout par nos affects  sincèrement exprimés. Il s’inspire aussi de grands philosophes  et  de façon générale,pense que  seule la libération des vertus liées à  l’« intelligence du cœur » pourra humaniser la relation entre les hommes, assainir la société et la civilisation. Une des vertus de la thérapie de Carl Rogers (basée sur la libération des tendances positives refoulées) réside dans  ses résultats  thérapeutiques et pédagogiques remarquables. Max Pagès, écrit (dans la préface au livre « Développement de la personne » de Carl Rogers) : « Les sciences modernes, même les sciences humaines, restent encore, pense Rogers, dangereusement coupées de leurs sources affectives »…Dans toute méthode de développement personnel il y a une part importante de psychothérapie. La psychothérapie  de Carl Rogers peut  en constituer la référence tout aussi naturelle que fondamentale).
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Par conséquent, il s’agit de «communiquer différemment entre soi !»(afin d’établir des relations essentielles  par-delà  tous les savoirs spécialisés) .Et c’est cela la voie d’avenir ! (notamment dans cette situation où l’émiettement sans précédent des connaissances et leur éloignement de l’homme, ont créé mésententes, absence de projet et d’espoir, séparation et discordes entre les hommes ).Le «gai savoir» qui nous élève au-dessus de ce chaos est «celui qui nous rapproche fondamentalement de nos semblables»(!) et constitue le chemin véritable vers la sympathie, la fraternité et l’amitié véritable. Les autres savoirs se mettront au service des hommes qui auront ainsi retrouvé leurs liens fondamentaux. L’être humain est un “être de relation”.Il se structure le plus souvent à son insu, en fonction de ses relations d’avec les autres. Souvent même,à cause de ces vécus et inexpériences relationnels, il  manifeste de l’antipathie par rapport aux choses qui pourraient, abordées  autrement, devenir  sympathiques et constituer le socle  de la transformation de sa vie.
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Connaissez-vous le célèbre adage de Rabelais ? ! : “Science sans conscience  est ruine de l’âme“. Les approches actuelles des enseignements  nous éloignent les uns des autres .Tandis que les vraies connaissances “centrées sur  l’humain” nous rapprochent. Pour offrir une pédagogie dans ce sens , nous avions mis au point une «formation transdisciplinaire» (allant au-delà  des  “spécialisations”  et créant des “liens essentiels” entre des personnes de toutes les catégories socio-professionnelles). A cet « enseignement transdisciplinaire ouvert à tous», participaient, entre autres ,des chercheurs partisans d’Edgar Morin et auteurs humanistes. L’enchantement des personnes intéressées, venues de toutes les catégories socio-professionnelles était constant. Cette “formation fondamentale“, était basée sur une dizaine de  principes dont voici quelques uns  décrits  succinctement :
La Clarté
Tout ce qui se conçoit clairement s’énonce clairement. Dans cette « synthèse transdisciplinaire » grâce aux échanges sincères , les notions abordées ne doivent poser aucun problème de compréhension aux personnes motivées et intéressés par ce qui est abordé .Pour une telle synthèse(sur l’homme et les problèmes “humains“), on n’a pas besoin de théories irrationnelles,on peut utiliser “toujours” des arguments rationnels  rendus intelligibles pour “faire découvrirla « logique humaine » des problèmes abordés .Ce qui pose problème ,ce ne sont  pas les informations ,mais la manière de les mettre ensemble pour trouver le « sens » (Autrement dit, parler de tout phénomène humain à l’homme doit devenir « évident » pour lui ! et cela  est possible  dans une telle pédagogie!).
La simplicité
Pierre Rahbi, auteur  populaire dans les milieux écologiques , a raison de faire ,comme les grandes écoles de sagesses, l’éloge de la simplicité. La simplicité n’est pas le simplisme. Tout ce qui est “essentiel” à  la vie humaine est simple !(il faut donc apprendre à tout ramener à l’essentiel. Cela nécessite une approche humaine  vraiment holistique). La simplicité correspond à l’unité de notre conscience, à l’authenticité de notre être(cohérence), à la perception souveraine et naturelle qui n’est pas dupe des détails nécessités par les spécialisations…La « tendance à l’unité » est naturellement inhérente à tout être humain .”La simplicité dit Françoise Dolto, est le signe de la plus grande intelligence du coeur” (dans sa préface au livre de Shri-Mahesh titré:”Naître en Yoga“). Le retour à la  simplicité nécessite aussi  chez l’enseignant, la pédagogie inspirée par l’amour de l’humain ainsi que l’expérience d’avec des publics très variés et la maîtrise des connaissances abordées.
L’intuition :
L’intuition existe sous diverses formes ,chez tous les êtres humains .Elle émane de la «vie» individuelle elle-même.  Les « bases naturelles » de l’intuition constituent les tendances en quelque sorte « brutes »  antérieures à toutes les formations acquises. Celles-ci  pourraient ,dans une « évolution heureuse »  s’intégrer  dans les « intuitions personnelles » . Celles-ci peuvent être  déformées ,comme le souligne le philosophe Bergson ,par des enseignements acquis . Un enseignement idéal (voulu par des auteur célèbres: Socrate, Jung, Bergson, etc) consiste à se réconcilier avec  ses intuitions  personnelles. C’est ce que Socrate essayait de faire naître chez chacun en se disant « accoucheur ».  Suivant V.Hugo; l’intuition procède de la part divine de l’homme… L’Être (l’essence) n’est pas l’existence… La poésie,une symphonie musicale, la beauté d’une peinture relèvent de l’ intuition liée à l’ « Être » qui dépasse toutes les connaissances techniques ou matérielles….

Approche concrète
Partir du concret  à travers des exemples pris d’un commun accord (avec les personnes concernées par l’enseignement) ou échanges . Parvenir au concret (conclure à des «démarches pratiques» dans la vie ou dans ses  activités ou relations  humaines).
  Le bon sens
De la cohérence (l’unité  de tout ce qui est abordé) résultent le « sens »(lié au sens de notre vie) et le réveil de l’intuition individuelle … Tout cela conduit au ” bon sens” et accroît la confiance  dans l’action  à mener dans sa vie pratique comme dans son métier…Selon le philosophe humaniste nietzschéen Gilles Deleuze:”Retrouver le bon sens, nécessite de renouer avec les gens simples ou bien de  leur faire découvrir la beauté de la simplicité en eux. Ce sera une révolution chez eux et  une réussite pour le pédagogue“(cours donné à l’université  de Vincennes qui se distinguait par ses “enseignements alternatifs“).
 ETC,……
[C’est dans cet esprit aussi que nous aborderons la co-rédaction  de nos livres].                                            Écologie des “relations humaines”

                               (philia ;connaissance et amitié)
De tels échanges créent des ” liens à des niveaux essentiels” entre les hommes. Alors les sujets abordés,quels qu’ils soient, seront bien mieux assimilés! …Dans notre monde de séparations, de méfiances et d’indifférences ,il est indispensable d’évoluer vers une telle pédagogie . Celle-ci crée  donc des liens vitaux (l’Amitié ) entre les êtres humains …. « Un des plus grands bonheurs de cette vie, c’est l’amitié » dit  Alessandro Manzoni et selon le philosophe romain  Cicéron (auteur de «De l’amitié ») ; « c’est ravir au monde le soleil que d’ôter de la vie l’amitié ». Max Scheler  résume  en une formule lapidaire, la relation entre la connaissance de nos semblables et l’amitié; « Aucune connaissance de l’autre n’est possible sans amitié »…C’est pourquoi , nous avions organisé  des « rencontres »très appréciées, sur des thèmes qui se sont avérés importants tout le long de nos activités.

En voici quelques exemples de ces rencontres :
   La Sagesse : Une science toujours actuelle et indispensable au bonheur Le nombre de connaissances qui suffisent à entretenir la sagesse est très petit et ce sont des connaissances très simples »(Louis Lavelle)]. La sagesse  vise le bonheur. Elle cultive la simplicité,la joie intérieure, l’équilibre, la sérénité…Partages sur le Zen, le soufisme, la philosophie grecque…
la voie de la simplicité: Pierre Rhabi et  d’autres auteurs et praticiens contemporains.
Erich Fromm : notions essentielles dans son œuvre [le célèbre savant et psychologue américain d’origine allemande; Erich Fromm a étudié les problèmes fondamentaux de la civilisation actuelle…Ainsi,il aborde le problème crucial de l’amour humain de façon aussi fondamentale que simple(dans son livre «L’art d’aimer», qui a été traduit dans toutes les langues importantes du monde et connu 35 éditions en français)].
Amour et amitié aujourd’hui : Qu’est-ce qu’une relation humaine ? Aspects actuels et leurs conséquences. Approfondir « la relation » dans la vie courante et dans la relation d’aide.
Comprendre la « recherche de l’âme-sœur» aujourd’hui. Réalités et illusions …
[NB:Des comptes-rendus seront élaborés sur ces “conférences-rencontres” et celles à venir]                          Projets en cours
Nous allons organiser d’autres rencontres de ce type portant sur divers sujets. Nous nous sommes efforcés à exposer ici l ‘essentiel des idées concernant ces démarches.Et dans cette optique d’« écologie humaine » ,nous  créons l’association «Connaissance et amitié » avec la possibilité des groupes que nous pourrions aider à créer. Ces démarches permettront aux personnes intéressées de découvrir et de vivre des liens édifiants . Nous sommes à l’écoute des propositions et suggestions de toutes sortes. Toute initiative  ou participation sera bien venue (aide en informatique  ou en  rédaction , proposition de lieux pour réunions, infographie, design, etc ). Ce qui compte avant tout c’est la “sincérité des intentions. Le reste en découle. Car avec la « bonne volonté » on peut réaliser beaucoup , sans de gros moyens . En effet des ressources considérables sont inemployées par manque de relations  solidaires entre les hommes.

NB : La tendance générale à laquelle la vie quotidienne nous pousse  est  la rapidité, voire la précipitation(il faut tout réduire à quelques conclusions  sommaires). Tout est ainsi devenu consommable, jetable et éphémère. Or, tout changement positif véritable nécessite un approfondissement allant au-delà des automatismes courants…Nous avons essayé d’exposer ici , aussi clairement que possible, une série  de notions nous paraissant importantes.    Pour mieux comprendre l’unité et la cohérence entre toutes les pages du site (qui sont étroitement liées), une deuxième lecture de tout l’ensemble sera très judicieuse. Nous avons répondu aux personnes qui nous ont écrit sincèrement avec leurs réponses aux questions posées dans notre rubrique CONTACT . Ainsi les informations données par elles ,nous ont permis  de ressentir leurs motivations… Toute suggestion sera aussi,bien venue.
                                                      

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